28 juillet 2007 : Passage de frontière


Peter m’a accompagnée le premier jour, on a fait 80 km ensemble ; c’était bien qu’il soit avec moi. Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes offerts un restaurant Il a émaillé la soirée avec un chablis délicieux et nous échangeons de nombreux messages écrits sur une serviette en papier. Mon Anglais progresse.
Dans le golfe de Riga, l’eau est vraiment bonne (22°), dans les sous-bois profusion de myrtilles, un soir, je me suis faite une compote de myrtilles grâce au sucre que m’a gentiment donné une fermière chez qui j’avais installé mon campement. Heureusement que les gens d’ici parlent le russe. Sans prétention, j’ai pu comprendre cette Langue. Je n’ai pas eu l’occasion d’apprendre un mot letton, le Russe est encore très utilisé en Lettonie.
J’ai passé le cap Kolka et je suis redescendue par une piste horrible vers Ventspils : jolie petite ville de vacances avec de grandes maisons bourgeoises, un très beau camping avec des bungalows aux couleurs pastels.
Malheureusement, ici, l’été est pluvieux, ça ne m’a pas empêché de me baigner (18° plus fraîche que dans le golf de Riga) avec mon magnifique maillot de bain rayé (c’est un peu les vacances…. Même si tous les jours, je parcours environ 100 km, ce qui fait entre 6 et 7 heures sur la selle !!!)
Il y a moins de nouvelles sur le site ; il est plus difficile de trouver internet en dehors des grandes villes. Pour c’eux que ça intéresse, je serai en Pologne début août et pour mon anniversaire… le 8… en Allemagne entre le 15 et le 20 et fin août en Belgique. Retour prévu en France première semaine de septembre en entrant normalement par Charleville-Mezière (normalement, mais je ne suis pas à l’abri d’une nouvelle idée et envie !!)


24 juillet 2007 : côte de la mer Baltique

3 jours pour arriver à Riga, capitale de ce pays. Belle ville. Les bords de route sont plus propres. C’est le pays des cigognes et j’en croise au moins 10 par jour. Certaines ont des petits m’annonçant que ma sœur va bientôt accoucher. Le vent s’est remis à souffler fort, c’est dur. Il ne me reste plus qu’une heure de décalage avec la France. Je m’arrête 2 jours à Riga pour visiter et me reposer. Tout est simple : faire des courses, camper, se faire comprendre. C’est vraiment l’Europe : les bouches d’égouts sont fermées (dans tous les autres pays traversés c’était loin d’être ça), les routes sont bien goudronnées (les routes secondaires sont encore des pistes sableuses), les touristes sont ici présents en masse, ce sont les vacances. Je ne suis pas très loin de la mer, je vais aller la voir (pour ce faire, je me suis achetée un maillot de bain à 5 euros !) cependant, l’air reste frais dans ce pays nordique. Au camping de Riga, j’ai rencontré Peter, cyclotouriste américain de 60 ans (avec des problèmes physiques aux jambes, comme quoi rien n’est impossible) ancien combattant au Vietnam, qui parcourt le Monde entre 2 et 4 mois par an alors que sa femme travaille. Nous avons passé deux jours ensemble (J’améliore mon anglais) C’est agréable de ne pas être seule quelques jours pour visiter la ville, prendre le petit déjeuner, manger, même pour faire la lessive. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur un certain nombre de points mais c’est un personnage sympathique et d’agréable compagnie. Comme de tradition, il vient de la Lituanie et va en Russie. Nous échangeons quelques pièces de monnaie de ces 2 pays (moi je fais l’inverse). Demain, je repars vers la mer….au nord, vers Kolga la pointe de la Lettonie, ensuite je descendrai vers Ventspils vers le sud en direction de la Lituanie. Espérons qu’il fera beau. En principe, je vais trouver des campings puis ce sera à nouveau les champs où les habitants des villages m’accueilleront pour y monter ma tente. 

Le 17 juillet 2007 : passage de frontière

Pas grand-chose à en dire sur ce passage, ça s’est tellement vite passé. Du côté Russe je suis arrivée à une première barrière où l’on m’a donné un papier, puis une deuxième barrière où une dame à l’air revêche m’a demandé d’ouvrir mes sacoches ; je n’avais pas fini d’ouvrir la première (avec l’énumération habituelle de tout mon matériel) qu’un homme parlant anglais me l’a fait refermée. OK a-t-il dit et hop un tampon sur le papier. Dernière barrière Russe pour l’immigration, on a pris mes petits papiers d’enregistrement de visa sans même les regarder alors qu’ils m’ont coûté si cher financièrement et en énergie. Et hop : tampon sur le passeport et dehors !!! Le drapeau bleu étoilé m’a arraché quelques larmes. Il s’en est passé des choses pour arriver là…. Et soudain j’y suis, ça y est, c’est l’Europe. Evidemment, avec mon passeport européen, c’est encore plus simple : 5 minutes, même pas de tampon et hop me voilà presque à la maison.