1er Août 2007

La Lituanie est un pays bien moins européen que la Lettonie et bien plus Russe ; ce pays est moins riche, moins propre, moins bien fini. Les petites guérîtes qui vendent de tout sont en nombre dans les rues et l’accueil est bien plus sympa à l’image d’Elena qui, un jour de pluie (comme d’hab’) m’accueille sur la pelouse de son B&B et m’autorise de planter ma tente et me prend dans ses bras le lendemain avant de partir. Pour ceux que ça intéresse : une bonne adresse le B&B d’Elena à Jurbarkas.

La Lituanie, c’est aussi le pays où je passe la barre des 10 000 kilomètres. Très exactement, à Kaunas : 10 006 kilomètres. Le vélo a tenu le choc. Je suis globalement satisfaite du matériel ; il n’y a que la pompe à eau qui n’a jamais servi.

Kaunas est une ville qui a un passé avec la France ; près de Kaunas, le 23 juin 1818 Napoléon était à cheval, un lièvre a surgi, le cheval s’est cabré et Napoléon est tombé. Cet incident a été considéré comme un mauvais présage avant sa marche vers Moscou.

L’axe principal de cette ville est piéton et il est interdit d’y fumer. Mis à part cette étrangeté, c’est une jolie petite ville coincée entre 2 rivières : Le Néris et le Nemunas

De l’eau, des lacs, des rivières, de la pluie, des sources, des puits, des marécages, la mer, c’est décidemment un fil conducteur pour ces pays baltes.

28 juillet 2007

Vent toujours pénible et pluie en averse par intermittence. Moins de camping par ici alors je tente l’habitant pour le premier soir. Une petite dame âgée m’accueille. Elle doit voir dans mes yeux que je ne suis pas très en forme : elle s’empresse de me faire un café chaud (le bonheur quand on a eu froid toute la journée) et me donne à manger (petits pois, chaussons fourrés à la viande, gâteaux, bonbons, chocolat). Je sens chez cette dame une grande gentillette, elle me parle en russe en me mettant affectueusement la main sur l’épaule. Elle m’autorise à installer ma tente sous un gros marronnier. Peu de temps après, arrive un jeune homme à l’air sévère qui se demande ce que je fais là. La dame se précipite vers lui et lui explique qu’elle m’a donné l’autorisation de m’installer. Cet homme, ami de la vieille dame, s’appelle Virginijus, se calme aussitôt. J’apprends qu’il a 31 ans, qu’il est mécanicien. Il s’assied à côté de moi dans l’herbe, m’offre à nouveau café et gâteaux et nous essayons d’échanger en russe avec assez peu de mots pendant 2 heures. C’est un peu la Russie ici, les gens sont plus accueillants qu’en Lettonie (cette remarque n’engage que moi…)

Les pays Baltes sont les pays des cigognes. Je m’amuse à les compter : sur 3 jours j’en ai dénombré 167, certaines dans les champs, d’autres dans leurs nids avec leurs petits. Parfois, il y en a 30 dans le même champ. Je n’en avais jamais vu autant. Ça me rappelle les grues, dans le Berry, qui se reposent dans des champs par centaines et se regroupent avant de repartir vers le sud pour passer l’hiver.

Ce sont vraiment de petits pays. J’ai passé 11 jours en Lettonie et je vais en passer 6 en Lituanie sans m’arrêter à Vilnius. C’est la première fois que je suis dans un pays sans passer par la Capitale.

28 juillet 2007 : Passage de frontière

Comme « une lettre à la poste », pas de tampon, pas d’arrêt côté Letton, aucun contrôle de passeport.
Côté Lituanien, on me demande mon passeport car j’ai pris des photos de la minuscule guérite des douaniers ; il n’a pas aimé le Monsieur alors il contrôle mon passeport… 5 minutes et c’est reparti. Me voici en Lituanie